Men Speak Out

MenSpeakOutEn partenariat avec les associations Forward (UK), Himilo Fondation (Hollande) et l’Institut de Médicine Tropical d’Anvers, avec le soutien de l’Union Européenne, Le GAMS Belgique coordonne le projet intitulé Men Speak Out. Ce projet vise à mobiliser et à impliquer les hommes dans le combat contre les mutilations génitales féminines et, à une plus grande échelle, éradiquer les violences faites aux femmes et promouvoir une équité des genres dans le respect des droits humains.
En effet plusieurs organisations à travers l’Europe ont développés des stratégies contre les MGF. La majeure partie du travail de sensibilisation, particulièrement en Europe, est perpétrée par des femmes, le manque d’implication des hommes est criant. Les MGF sont considérées comme une affaire de femmes, mais en réalité, elles concernent tous les membres de la communauté, les hommes peuvent, et doivent, dès lors jouer un rôle actif dans l’abolition de ces pratiques. L’implication des hommes dans cette lutte est cruciale et peut accélérer l’abandon de cette pratique en Europe et, par extension, dans les pays d’origine.

Concrètement le projet se divise en 3 grandes étapes.

  1. Dans un premier temps nous conduisons une étude qualitative et quantitative parmi les hommes de la diaspora en Europe afin d’évaluer leurs connaissances des MGF et leur position par rapport à la pratique.
  2. S’en suit une formation des hommes-relais dans les trois pays et la production d’outils spécifiques désensibilisation auprès des hommes issus des communautés pratiquantes.
  3. Et enfin une campagne de sensibilisation auprès des communautés par le biais d’activités menées par les hommes relais qui ont été formés. Nous développons notamment des messages de sensibilisation à la télévision, à la radio et à d’autres médias afin de renforcer les directives européennes de prévention des MGF.

Rapport de recherche – les MGF et le rôle des hommes (Europe): « Les hommes ont un rôle à jouer, mais ils ne le jouent pas »

Le projet européen Men Speak Out  a publié le 8 décembre 2016 les premiers résultats préliminaires de son étude du rôle des hommes dans la perpétuation et l’abandon des mutilations génitales féminines. Il s’agit d’une étude comparative de trois pays : la Belgique, les Pays bas et le Royaume Uni. Des rapports nationaux seront publiés début 2017.