Entrevue
Mélanie, coordinatrice des activités en Wallonie
Depuis début 2020, Mélanie Jocquet est coordinatrice des activités du GAMS Belgique en Wallonie. Basée à Namur, elle occupe une position centrale au sein de notre équipe. On ne pouvait que vous la présenter !
Du travail social à la coordination des activités
L’essentiel du travail de Mélanie consiste à coordonner les activités de GAMS Belgique en Wallonie.
« Nous proposons des formations et des animations ; nous participons à des réunions partout en Wallonie. Des femmes viennent à nous depuis Couvin, Bastogne, Jumet… »
Dans toute la Wallonie
« Pour l’antenne de Namur, je travaille quotidiennement avec deux travailleuses interculturelles, Ismatou Bah et Aïcha Ali Abdou, ainsi qu’avec notre psychologue, Valentine Hayet. »
L’équipe de Namur collabore avec de nombreux partenaires externes, tels que les centres de planning familial, les services de santé mentale, les services sociaux et médicaux, ainsi que les centres d’accueil pour demandeur·euses d’asile, entre autres.
Mais les activités ne se limitent pas à Namur.
L’équipe de Liège est composée de Louise Da Via, responsable des activités pour la province de Liège et de Fos Mohamed Nur, travailleuse interculturelle.
« C’est un véritable atout de pouvoir travailler en équipe pluridisciplinaire afin d’accompagner les femmes de la meilleure manière possible. »
En ce qui concerne le Hainaut, GAMS organise également une permanence mensuelle à Charleroi.
Lutter contre des violences spécifiques envers les femmes migrantes
Mélanie est engagée dans la lutte contre les mutilations génitales féminines (MGF).
« Dans le cadre de mes expériences professionnelles précédentes, j’ai accompagné des femmes dans leur demande d’asile. Les MGF sont tellement ancrées que les femmes intègrent cette violence… et n’en parlent pas. Il faut du temps et construire une relation de confiance pour faire comprendre que cette pratique dite “traditionnelle” est une violence qui doit être combattue. »
Si les violences basées sur le genre touchent toutes les femmes, les femmes migrantes sont confrontées à des violences spécifiques.
« J’aime beaucoup travailler avec des publics migrants. Avec le temps, je me suis davantage interrogée sur la place des femmes dans la société — la mienne et celle des femmes que je rencontre… De manière générale, il m’est apparu clairement que les femmes migrantes vivent un continuum de violences basées sur le genre. Depuis leur vie dans le pays d’origine, à travers l’exil, jusqu’aux procédures d’asile ou autres démarches en Belgique… Elles sont particulièrement vulnérables et exposées. »
Engagée et motivée
Elle se réjouit d’organiser davantage d’activités communautaires avec ses collègues.
« C’est une expérience très riche, vraiment valorisante : les femmes se renforcent entre elles. J’apprends énormément, en tant que professionnelle mais aussi en tant que femme. Je ferai tout mon possible pour soutenir les femmes de la meilleure manière et leur permettre d’en apprendre davantage sur la société et sur elles-mêmes. »
Contacter Mélanie
Mélanie est joignable au 0493 49 29 50 ou par e-mail à melanie@gams.be.
