Gestion de la diversité culturelle pour la première ligne dans les Centres de Prise en charge des Violences Sexuelles

Le GAMS Belgique était l’invité de l’IEFH (Institut pour l’égalité des femmes et des hommes) dans le cadre de deux journées de formation les 13 et 18 octobre pour le personnel hospitalier des Centres de Prise en charge des Violences Sexuelles à travers le pays. En tant que coordinateur national, l’Institut est responsable du lancement et de l’expansion de ces centres en Belgique. C’est à ce titre que des formations sont organisées avec toutes sortes d’expert·e·s, afin de fournir au personnel une base indispensable à l’exercice de leur fonction, comme le travail interculturel avec des interprètes. Fabienne Richard et Jessica Tatout, toutes deux du GAMS Belgique, ont consacré chacune une heure en français et en néerlandais pour introduire la thématique des mutilations génitales féminines (MGF) et comment répondre aux besoins des femmes concernées par les MGF.

Que sont les MGF ?

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) définit les MGF comme « des interventions entraînant l’ablation partielle ou totale des organes génitaux externes d’une femme et/ou d’autres lésions des organes génitaux féminins pour des raisons non médicales ». Les MGF constituent une violence fondée sur le sexe et une violation des droits de l’homme. Ces pratiques peuvent entraîner de nombreuses complications physiques et psychologiques à vie.

Où les MGF se produisent-elles ?

En quelques diapositives, Jessica a montré les différents types de MGF et les taux de prévalence dans le monde. En Belgique, selon la dernière étude de prévalence, les chiffres sont alarmants. (Vous pouvez en savoir plus à ce sujet sur notre site web dans la dernière étude de prévalence).

La lutte a commencé parmi les sages-femmes au sein des communautés concernées, après avoir constaté que beaucoup de choses se passaient mal lors des accouchements. De nombreux risques et complications sont également possibles à la suite d’une MGF.

Détectomètre

Pour rappel, depuis 2001, il existe une loi spécifique qui criminalise les MGF en Belgique. GAMS Belgique a développé un détectomètre pour aider à analyser le niveau de risque des signalements ; ceux-ci étaient disponibles sur place.

Orientation

Etaient également à disposition des cartes du monde sur la table que les participants pouvaient emporter comme référence. Ils permettent de savoir si les MGF sont pratiquées dans le pays d’origine des femmes qui viennent dans les CPVS. De cette façon, ils peuvent fournir un conseil approprié ou renvoyer vers le GAMS Belgique où un suivi social, psychologique et juridique sont effectués. Il existe également deux centres médicaux en Belgique où la chirurgie réparatrice et une approche multidisciplinaire sont proposées : CeMAVIE à Bruxelles et la Clinique des femmes à Gand.

Même si le public présent dans cette salle voit des femmes en situation aigüe, généralement dans les 72 heures suivant une ou plusieurs forme(s) de violence sexuelle, c’est aussi l’occasion de parler des MGF. Du point de vue des droits de l’homme, cela compte vraiment !

Formations

On pouvait entendre une mouche voler tout au long de la présentation. Du temps a également été consacré à quelques exercices pratiques : comment soulever la question. Nous avons également attiré l’attention sur la campagne annuelle du GAMS Belgique lors du 6 février, journée internationale de lutte contre les MGF. Elle pourra être suivie via la presse et  via notre site web et réseaux sociaux.

Beaucoup d’éléments de réflexion et concret pour commencer….

 

GAMS Belgique propose régulièrement des formations sur mesure. Intéressé·e ?

N’hésitez pas à nous contacter.

Partenaires : Centres de soins après les violences sexuelles – Violences sexuelles & l’Institut pour l’égalité des femmes et des hommes


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