Pour une meilleure prise en compte des MGF en Belgique

À l’approche des élections législatives fédérales belges, le 26 mai 2019, le GAMS Belgique publie une note de plaidoyer pour une politique améliorée de prise en compte des mutilations génitales féminines en Belgique.

Selon les dernières estimations (2016), plus de 17 000 femmes vivant en Belgique ont subi une mutilation génitale féminine (MGF) et plus de 8 000 filles sont à risque. Ces filles et femmes nécessitent une réelle protection et une prise en charge pluridisciplinaire de qualité. Peu importe leur statut administratif, leur lieu de vie, leur origine ou leur langue.

Protéger et prendre en charge

Les moyens alloués à la protection et à la prise en charge des mutilations génitales féminines en Belgique, et surtout en Flandre, sont insuffisants.

Nous demandons que l’Etat belge mette en place :

  • Une politique nationale de protection des filles à risque
  • Une prise en charge multidisciplinaire des femmes concernées

Cela doit passer par :

  • L’organisation d’une table ronde avec un panel diversifié d’expert.e.s aux niveaux belge et international
  • L’octroi des moyens financiers nécessaires aux organisations belges spécialisées

Le mariage forcé, une violence de genre

Le mariage forcé est un motif courant d’exil mais difficile à prouver en cas de demande de protection internationale. Or, beaucoup de femmes concernées par l’excision y sont confrontées.

Nous demandons à l’Etat belge de :

  • Promouvoir une approche de genre dans le traitement des demandes de protection internationale
  • Reconnaître le mariage forcé comme une violence de genre

Protéger les filles

Des petites filles résidant en Belgique risquent encore l’excision lors de départs en vacances. À cela peuvent s’ajouter d’autres formes de violences sexuelles, rarement dépistées et prises en charge.

Nous demandons que les professionnel.le.s de première ligne soient systématiquement formé.e.s aux violences de genre, et plus particulièrement aux mutilations génitales féminines.

Règlement Dublin : séjour précaire et violences

La situation des femmes en séjour précaire, « sans-papiers », les rend vulnérables. Elles risquent d’autres violences, dont des violences de genre.

Pour les femmes dont la situation dépend du Règlement Dublin III, nous en demandons une application souple, humaine et solidaire. Ceci dans la reconnaissance de la vulnérabilité des femmes migrantes confrontées aux violences de genre.

Le GAMS Belgique soutient aussi :


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