Vélingara

Le GAMS Belgique soutient depuis 2002 un projet de sensibilisation à l’abandon des mutilations génitales féminines par une approche communautaire en améliorant les conditions de vie et de santé des femmes et des jeunes filles des communautés à Vélingara, dans la région de Kolda en Sénégal. Un premier projet mené en partenariat avec le CIRE (Coordination des Initiatives pour Réfugiés et Etrangers) et avec des fonds de la Coopération Technique Belge a permis de soutenir 4 villages pour des activités génératrices de revenus :

  • Saré Diallo (micro-crédits)
  • Saré Bassi (micro-crédits)
  • Sinthiourou Samba Foula (moulin à moudre le grain)
  • Manka Counda (puits et verger)

En 2010, grâce à un financement du WAAF (Women’s Action Against FGM) et de l’European Society of Contraception (ESC), une 2ème phase du projet a démarré dans un autre site de la région, le village de Linkéring située à la frontière avec la Guinée. Des cours d’alphabétisation en peul ont pu démarrer.

Une mission a été organisée en 2011 pour donner une formation de deux jours aux femmes et exciseuses de Vélingara sur l’impact des mutilations génitales et leur abandon. La formation a été donné par la présidente du GAMS et Maureen Louhenapessy, la coordinatrice du SIREAS. 

  • Une campagne de sensibilisation via les radios a été menée en 2013 et des accord de partenariats ont été signés entre les radios FM de Vélingara (Radio Bamtaare Dowri Fm et Radio Fouladou) et le GAMS Belgique.
  • En 2015, un projet de lettres vidéo-filmées (échanges entre les communautés peules de Belgique et de Vélingara) a été soutenu par la COCOF Relations internationales, la commune de St-Josse et la Ville d’Anvers (projets nord-sud). Des relais du GAMS Belgique ont été formés afin de sensibiliser les communautés.
  • En 2016, un projet de marrainage de filles non excisées a été lancé. Ce projet s’appuie sur l’expérience positive de Femmes Solidaires en Ethiopie où plus de 800 filles ont ainsi pu être sauvées de l’excision. Le projet consiste à soutenir financièrement des filles non excisées afin de couvrir les frais de scolarisation des filles (fournitures, uniformes, nourriture) et faire un pacte avec les parents pour les protéger de l’excision et du mariage précoce et forcé. Une première mission a été effectuée en avril 2016 afin d’identifier les villages qui désirent participer au projet.